Les logiciels libres ont réussi leur percée. Le phénomène, annoncé depuis longtemps par certains, minimisé ou redouté par d’autres, a fini par se faire une place dans les systèmes d’information et les esprits. Je ne reviendrai pas sur les succès médiatiques de la suite bureautique OpenOffice.org, récemment adoptée par la Gendarmerie Nationale, ou du navigateur Web Firefox, qui ose (enfin !) remettre en question le monopole d’Internet Explorer. Inutile également de s’appesantir sur la progression fulgurante des serveurs d’application Open Source (PHP, Tomcat, JBoss, etc.) ou de vanter les mérites d’Apache, qui détient près de 70% de parts de marché parmi les serveurs Web.
Tout le monde aujourd’hui "sait" que les logiciels libres sont moins chers, plus fiables et plus flexibles que leurs équivalents propriétaires et qu’ils redonnent une indépendance aux équipes informatiques. Bref, l’Open Source, c’est "in", et tant pis pour ceux qui n’ont pas pris le train, ils le paieront tôt ou tard.
Et pourtant... Nombre de sociétés, de toutes tailles, n’ont pas franchi le cap et persistent dans l’utilisation de produits éditeurs. Il y en a même (nous en croisons tous les jours) qui choisissent encore de démarrer des projets sur des technologies propriétaires et fermées. C’est que, malgré tout, l’Open Source continue de susciter des inquiétudes et des interrogations.
Pourquoi il ne faut pas avoir peur du libre
Généralement, les raisons invoquées à l’encontre de l’Open Source sont de trois ordres :
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