Clever Age - Digital Architecture


mutualisation des développements : une méthode pour convertir les entreprises à l’open source ?

L’ouverture du code n’est pas un critère retenu par les entreprises pour choisir des logiciels libres. Elles recherchent surtout à faire des économies et à maîtriser l’évolution de leurs serveurs en mutualisant leurs développements.

La mutualisation des efforts de développement et de maintenance apparaît ainsi comme la principale source d’intérêt. « L’ouverture du code n’est pas une fin en soi, mais un prérequis à la mutualisation des projets », estime Nicolas Hoizey, directeur technique du cabinet de conseil Clever Age.

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Mais plutôt que de restreindre l’usage de ces logiciels à leur usage personnel, les clients d’IdealX, réunis au sein d’un "Club des clients contributeurs", acceptent de verser leurs développements à la communauté open source. « La gratuité et l’ouverture du code est indispensable pour favoriser l’adoption du logiciel par le plus grand nombre. Plus l’adoption est massive et plus le nombre de contributeurs potentiels est important. Plus le nombre d’utilisateur est important et meilleure est la pérennité du logiciel. Le coût de maintenance évolutive et corrective tend alors à diminuer significativement car il est partagé par un nombre toujours plus important d’entreprises », indique Nicolas Hoizey.

Point clé : la maîtrise du logiciel

Les entreprises et institutions à l’origine du projet conservent cependant la maîtrise du logiciel. C’est le point clé de la mutualisation. Elles se réunissent au sein d’un comité - Club des clients contributeurs d’IdealX, bureau des "mainteneurs" de SPIP-Agora, etc. -, chargé de définir les grandes évolutions du logiciel et de choisir les contributions à intégrer dans les prochaines versions.

De nombreux exemples de mutualisation

Encore émergent, ce modèle de développement fait de nombreux émules en France, tant dans l’administration que dans les entreprises. Le cabinet du premier ministre a par exemple lancé le projet de gestion de contenu SPIP-Agora afin de mutualiser les besoins de différentes administrations.

Développé par Clever Age, ce logiciel est aujourd’hui utilisé par plusieurs dizaines d’administrations et d’entreprises privées. « Les utilisateurs gardent le contrôle au sein de deux comités : le "bureau des mainteneurs" constitué des membres fondateurs du projet, et un "comité de projet" qui regroupe les contributeurs actifs du projet », explique Benoît Thieulin, responsable du département multimédia au Service d’information du gouvernement.

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