Nous avions dressé un panorama des microformats dans un précédent article intitulé « microformats : republier et donner du sens aux contenus ». Nous avions notamment conclu que leur intégration était rapide, peu coûteuse et surtout bénéfique tant pour le visiteur que pour la visibilité du contenu.
Nous nous intéresserons cette fois-ci à une partie plus pratique des microformats : leur intégration. Toutefois ce rapide apprentissage sera didactique puisque nous apprendrons à identifier visuellement quels contenus d’une page peuvent être microformatés mais aussi comment microformater du code HTML déjà existant.
Intéressons-nous toutefois à des sites ayant déjà microformaté leurs contenus. Nous pourrons ainsi éveiller notre curiosité et préparer le travail de réflexion de la prochaine étape.

Google Maps est un service de recherche cartographique accessible via un simple navigateur Web. Le moteur donne un accès à des recherches de lieux, de calculs d’itinéraires mais aussi d’emplacement d’entreprises.
Le support des microformats sur Google Maps est relativement léger mais suffisant pour être utile. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, Google n’a pas intégré le microformat geo pour exporter les coordonnées GPS d’un point. La société s’est concentrée sur les données personnelles au moyen de deux microformats combinés :
Cette combinaison facilite l’extraction des adresse postales et des entités (individus ou entreprises).
Exemple avec Yahoo ! Upcoming :
Yahoo ! Upcoming est un service gratuit cataloguant tous les évènements à venir par pays, ville, date et même par catégories (cinéma, concerts, expositions etc.).
Le microformat par excellence à adopter était bien évidemment le microformat hCalendar. Chaque occurence microformatée est représentée par un rectangle vert et peut contenir ces différents attributs, entre autre :
Ce microformatage permet d’aller au-delà d’une lecture classique puisque de manière simple, elle permet au visiteur de récupérer les évènements qui l’intéresse pour les ajouter à son gestionnaire de temps favoris, qu’il soit logiciel ou en ligne.
Identifier des microformats déjà implémenté est assez simple avec les outils adéquats. En revanche pour décider de microformater du contenu, deux outils sont indispensables :
Avec un peu de pratique et de connaissance des différents microformats, il ne faut pas plus de 5 à 10 minutes pour identifier les contenus microformatables. La difficulté d’intégration dépendra uniquement de la structure technique affichant les données : plus elle sera complexe, plus le microformatage pourra être long ... au même titre que toute autre modification basique.
Wikia Search est un moteur de recherche lancé au tout début de l’année 2008 par un des fondateurs de l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Ce moteur en reprend d’ailleurs le principe du wiki pour contribuer à l’élaboration et la notation de meilleurs résultats.
Il est d’ailleurs étonnant de voir qu’aucun microformat ne soit présent malgré de tels objectifs. La capture d’écran ci-dessus découpe la page en 3 zones microformatables distinctes :
On peut constater que plus il y a d’emplacement représentant des contenus différents sur une page, plus on a de chances qu’un microformat corresponde.
Clever Age est un cabinet de conseil en architecture technique. Mais vous deviez déjà le savoir sinon vous ne seriez pas en train de lire ce billet
Toujours est-il que sa page d’accueil est un exemple parlant montrant la diversité des microformats adaptables.
J’ai dénombré pas moins de 5 zones pouvant accueillir des microformats :
Avec ce dernier exemple, nous venons de voir que le microformatage était facilement adaptable à un site Web de société. Dans ce cas précis, il y a énormément de contenu republiable mais pas systématiquement de manière pertinente.
Les précédents exemples, sur de l’existant et ce qui pourrait exister, avaient pour but de former notre esprit à reconnaitre des zones susceptibles d’être microformatées.
La difficulté de l’exercice est d’ajouter du balisage sans altérer la présentation actuelle. Je traiterai du site de Clever Age dont nous avons parlé précédemment.
Microformater des données d’entités Voici le code de départ, repris tel quel :
Clever Age - Siège social : 01.53.34.66.10
Comme nous avons pu le voir, la gestion d’identités passe par le microformat hCard :
<span class="vcard">
<span class="fn org">Clever Age</span> - Siège social : <span class="tel"><span class="value">01.53.34.66.10</span></span>
</span>
La balise span est une balise en-ligne neutre au sens où ... n’en a pas justement. div est son pendant de type bloc.
Microformater des ressources syndiquées Voici le code de départ (simplifié par rapport à l’exemple afin de réduire le code à lire) :
<dl>
<dt><a href="/rss/blog.xml">derniers billets du blog</a></dt>
<dd>...</dd>
<dt><a href="/rss/publications.xml">dernières publications</a></dt>
<dd>...</dd>
<dt><a href="/rss/cleverlink.xml">derniers Clever Links</a></dt>
<dd>...</dd>
</dl>Le microformat XOXO nous permet de définir une liste d’éléments en fonction des modules XHTML :
<dl class="xoxo">
<dt><a href="/rss/blog.xml" rel="feed" type="text/xml">derniers billets du blog</a></dt>
<dd>...</dd>
<dt><a href="/rss/publications.xml" rel="feed" type="text/xml">dernières publications</a></dt>
<dd>...</dd>
<dt><a href="/rss/cleverlink.xml" rel="feed" type="text/xml">derniers Clever Links</a></dt>
<dd>...</dd>
</dl>Le microformatage a été rendu possible uniquement en utilisant de manière standardisée des attributs définis par XHTML. Malgré cet aspect de simplicité, il faut s’investir dans la compréhension des spécifications XHTML. Ce n’est un problème que pour les personnes produisant du code XHTML non-conforme.
La question qui se pose toujours après avoir produit un code quelconque c’est comment le tester ? Il existe à l’heure actuelle trois outils gratuits :
Il est difficile d’infuser en un article la manière de microformater du contenu. Fort heureusement la documentation des microformats abonde d’exemples en traitant des cas de figure concrets. Les spécifications restent là pour savoir quels sont les attributs, obligatoires ou pas.
De manière générale l’intégration des microformats est relativement aisée mais il existe 3 difficultés principales à l’intégration des microformats :
Intégrer les microformats c’est finalement mener une réflexion sur la qualité du code produit. Un bon code, respectueux des standards et sémantique sera pérenne dans le temps, facilitera le microformatage et aura davantage de chances d’être accessible.