| Fiche d’identité | |
|---|---|
| Nom du produit | Drupal |
| Site de référence | http://drupal.org/ |
| Éditeur | Communauté |
| Date de sortie de la première version | 2001 |
| Numéro de la version étudiée | 4.7 |
| Licence | GPL |
| Système d’exploitation / logiciels requis | Apache, PHP, MySQL ou PostgreSQL |
| Positionnement | Gestion de contenu (CMS) |
A l’origine simple programme destiné à échanger des informations entre étudiants, Drupal a progressivement évolué vers une véritable solution de gestion de contenus Open Source en PHP. Malgré certains traits qui lui donnent encore des airs de « super-blog » (confusion entre front et back office notamment), le mécanisme d’extension proposé (sous forme de modules) permet de contruire une application sur mesure qui répond à la plupart des besoins en matière de site internet corporate ou d’intranet d’information.
L’une des principales caractéristiques de Drupal est son mécanisme de catégorisation (« taxonomie »), applicable à tous les objets manipulés et qui possède une place véritablement centrale dans l’outil : les catégories permettent aussi bien de gérer le rubriquage que les droits d’accès ou la personnalisation.
Contribution
La navigation dans le back office peut être déroutante pour les contributeurs habitués à raisonner par rubrique : dans Drupal, on crée les contenus avant de leur affecter des critères qui permettront de les classer au bon endroit (automatiquement ou manuellement). A l’usage, cette façon de faire se révèle très efficace.
Une autre particuliarité de Drupal est la possibilité de fonctionner sans réel back office : le contributeur peut avoir accès à toutes les fonctionnalités de gestion des contenus directement depuis le front office (une séparation est bien entendue possible). La prévisualisation dans le contexte est prévue également.
Un administrateur peut créer de nouveaux types de contenus directement depuis le back office. La gestion des langues est toutefois un peu limitée dans la version actuelle (elle ne permet pas de traduire les libellés des champs par exemple).
Catégorisation / Rubriquage
La catégorisation est certainement l’un des points forts de Drupal, qui permet de gérer nativement des familles de catégories (« vocabulaires ») utilisées pour classer les contenus, gérer les droits d’accès, effectuer des recherches, etc.
Il est possible d’enrichir les vocabulaires avec de nouveaux termes (saisis par les contributeurs), dont la gestion est facilitée par l’usage d’AJAX (complétion automatique).
Diffusion / Personnalisation
Plusieurs moteurs de template sont disponibles, dont PHPTemplate, un moteur de rendu PHP. Le back office permet de changer de « thème » facilement (les thèmes sont des habillages prédéfinis).
Il est possible de générer des URL propres (manuellement au moyen d’alias, ou automatiquement en fonction du titre des contenus).
La personnalisation peut se faire àen fonction des profils et des catégories associées aux contenus (ou directement via des instructions PHP).
Automatisation des processus
Les contenus sont par défaut dans l’un des 3 états suivants : en attente de validation, publié ou poussé en première page.
Il est possible d’ajouter des workflow ou des déclencheurs événementiels au moyen d’opérations techniques.
Collaboration
Bien qu’étant initialement orienté « collaboration », Drupal reste assez pauvre en la matière : seules les fonctionnalités de type « espace de discussion » sont présentes (forum, réaction à un article, modération, etc.).
Recherche
Le moteur d’indexation par défaut ne permet pas d’indexer les pièces jointes ; pour ce faire, il faut installer un module supplémentaire.
La recherche peut être limitée à des catégories ou des types de contenus particuliers.
Administration
L’interface d’aministration de Drupall permet une gestion fine des utilisateurs et des droits, autour de la notion de profil. Il est également possible d’activer / désactiver des modules très simplement.
En revanche, la gestion des langues reste assez pauvre et il n’y a rien de prévu pour la récupération des erreurs ou les traitements groupés.
Business Intelligence
Le tableau de bord contributeur de Drupal est assez limité, se contentant de filtrer les contenus selon leur type, leur état ou les catégories associées. On ne dispose que de statistiques de consultation du site (avec possibilité d’installer un module de suivi des clicks utilisateurs).
Intégration au SI
Drupal nécessite un serveur d’application PHP et une base de données MySQL ou PostgreSQL.
Aucun connecteur n’est fourni par défaut, et il faudra développer à la main toutes les interfaces avec le système d’information.
Exploitation
Possibilité de monitorer toutes les actions sur le front et / ou le back office. Un module de throttling permet de désactiver des modules prédéfinis lorsque la charge est trop importante sur le serveur. En revanche, rien de spécifique n’a été prévu pour assurer la haute disponibilité.
Extensibilité
Drupal est plus qu’un CMS : c’est un véritable framework permettant de développer des applications, fournies sous les forme de modules.
Le code source, de qualité, est entièrement accessible (sous licence GPL), avec une documentation abondante.
Drupal dispose d’une large communauté de développeurs et d’utilisateurs, même si son utilisation en France est encore relativement modeste.
Contrairement à d’autres solution Open Sources comparables, Drupal n’est pas soutenu par une société et on trouve peu d’intégrateurs spécialisés sur le marché.
La solidité technique et la taille de la communauté devraient toutefois rassurer quant à la pérennité de la solution.