| Fiche d’identité | |
|---|---|
| Nom du produit | Noheto |
| Éditeur | Noheto |
| Date de sortie de la première version | |
| Numéro de la version étudiée et date de sortie | Noheto WCM 7.0 (octobre 2005) |
| Licence | Propriétaire |
| Système d’exploitation / logiciels requis | Plateforme J2EE |
| Positionnement | Gestion de contenu (CMS) |
Noheto est un outil de gestion de contenu édité par la société française du même nom. A l’origine essentiellement tourné vers la gestion de catalogue, l’outil s’est progressivement enrichi de fonctionnalités de publication qui en font aujourd’hui une solution performante, tant pour les problématiques de sites internet qu’intranet.
Initialement développé dans les technologies Microsoft (ASP), un virage a été opéré en 2003 afin de porter l’application sur plateforme J2EE. Virage réussi puisqu’aujourd’hui la solution tourne sur la plupart des serveurs d’application Java du marché. L’intégration avec d’autres solutions (notamment de type portail) est rendue possible grâce à la fourniture d’API.
La solution existe en deux versions : Noheto Express pour les besoins les plus simples et Noheto WCM pour les sites internet et intranet d’entreprise. Entre les deux, un catalogue d’options (connecteurs base de données, moteur de publication, import XML, etc.) permet de bâtir une solution en adéquation avec ses besoins.
L’atout principal de Noheto est assurément son Back Office contributeur, qui constitue une véritable référence dans le domaine en matière d’ergonomie, de simplicité et de configurabilité.
Contribution
Le Back Office de Noheto est assurément l’un de ses points forts. L’ergonomie a été soigneusement étudiée, ce qui permet à des utilisateurs novices de le prendre en main quasiment sans formation. Par défaut, deux interfaces existent : l’une pour les contributeurs, l’autre pour les administrateurs techniques ; mais il est également possible de personnaliser ces interfaces pour les adapter à tous les publics.
Noheto présente également la particularité de permettre la création de types de contenus complexes (relations d’association, de composition, ...) directement depuis le Back Office.
Un système de règles de sécurité permet de paramétrer les droits d’accès des contributeurs de façon très fine (mais il peut se révéler complexe à maintenir).
Catégorisation / Rubriquage
Dans Noheto, les catégories sont gérées comme des champs de saisie classiques, ce qui permet de définir autant de catégories que l’on souhaite et de faire un classement multi-dimensionnel.
Par ailleurs, l’affichage en Back Office peut être complètement décorrélé de l’arborescence du site (il est d’ailleurs tout à fait envisageable de gérer plusieurs arborescences de sites).
Diffusion / Personnalisation
Noheto propose par défaut un mécanisme de gabarits de restitution en JSP qui fait appel à une bibliothèque de tags propriétaires (taglib Noheto). Mais il est tout à fait possible d’implémenter une couche de présentation différente (Struts, Tapestry, portail...) en utilisant l’API fournie.
De même, si un cache (limité fonctionnellement) est fourni par défaut, il est possible d’intégrer un outil tiers (comme OSCache).
Noheto n’est pas à proprement parler un « portail » : la personnalisation se limite à de la diffusion sélective d’information en fonction du profil de l’utilisateur (personnalisation implicite).
Automatisation des processus
Il est possible de paramétrer autant de workflow de validation que nécessaire (cela se fait via le système des règles de sécurité mentionné plus haut), qui font passer les contenus dans différents états (brouillon, en ligne, archivé, ...).
Par ailleurs, un mécanisme de triggers (les « checks ») permet de déclencher des actions en fonction d’événements, tels que la création d’un contenu, un changement d’état, etc.
Collaboration
Les fonctionnalités de collaboration sont réduites à la portion congrue dans Noheto : à peine un mécanisme de check-in / check-out afin de permettre à plusieurs contributeurs de travailler en même temps sur un contenu. Il n’y a pas de forum, de gestion des tâches, etc.
Recherche
Noheto utilise Lucene (moteur de recherche Open Source) pour indexer les contenus (champs et pièces jointes). On peut ajuster certains paramètres (comme activer la recherche approchée), mais les fonctionnalités restent somme toute limitées.
Administration
Noheto est entièrement administrable depuis le Back Office : gestion des utilisateurs et des droits (via le mécanisme complexe de règles de sécurités), choix de la langue (le Back Office est disponible en français / anglais, mais il est possible d’ajouter d’autres langues en éditant un fichier de ressources), édition des feuilles de style, etc.
En revanche, on peut regretter l’absence de fonctions de traitement groupé (comme l’archivage ou la suppression d’un ensemble de contenus).
Business Intelligence
Noheto propose par défaut des statistiques issues de l’analyse des logs du serveur web, ce qui peut se révéler insuffisant (pas d’information sur les profils notamment).
Les contributeurs disposent quant à eux d’un tableau de bord présentant les contenus en cours de validation.
Intégration au SI
Noheto tourne sur la plupart des serveurs d’application Java et de bases de données du marché. L’intégration avec le système d’information est facilitée par la mise à disposition d’API, mais il n’est fourni aucun connecteur vers des applications existantes.
Par ailleurs, Noheto n’étant pas un portail, il n’y a pas de possibilité d’afficher des portlets JSR 168 ou WSRP.
Exploitation
Noheto peut être monté sur un cluster afin de supporter des charges importantes ou assurer la haute disponibilité.
Par ailleurs, les procédures d’exploitation sont décrites dans un manuel, mais il n’existe pas de console d’exploitation permettant de surveiller l’application en production.
Extensibilité
Noheto est une solution propriétaire à code source fermé. L’extension est toutefois possible grâce aux API fournies (et documentées).
En revanche, l’utilisation d’un atelier de développement (de type Eclipse) n’est pas facilitée.
Noheto se positionne comme un outil de gestion de contenu et n’envisage pas de s’étendre sur le terrain des portails et des outils collaboratifs.
L’éditeur ne fournissant pas de Roadmap, il est difficile de se faire une idées des évolutions futures.
Concernant la pérennité, le nombre et la taille des références (Barclays, Société Générale, Accor, Nouvelles Frontières, etc.) laisse penser que l’éditeur a une bonne assise, malgré sa taille réduite (une trentaine de personnes).