| Fiche d’identité | |
|---|---|
| Nom du produit | Rainbow Portal |
| Éditeur | Logiciel libre, voir l’équipe de développement et la communauté |
| Date de sortie de la première version | 15/12/2002 (Rainbow 1.1.7.1216 sur Sourceforge) |
| Numéro de la version étudiée et date de sortie | Rainbow 2006 (1.6.0.1879e), 26/10/2005 |
| Licence | Duemetri Public Licence (DPL) - Open Source |
| Système d’exploitation / logiciels requis | IIS, framework .Net, MSDE ou SQL Server, ASP.NET Mobile Internet Toolkit (MMIT 1.0) |
| Positionnement | Gestion de contenu (CMS) |
Simple d’accès, relativement intuitive, l’interface d’administration de Rainbow Portal ne nous plonge pas dans le code lorsqu’il s’agit d’ajouter une page ou d’en modifier une. Tout est accessible aux non-techniciens. Cependant, les fonctionnalités offertes par les modules, même si elles sont vastes, semblent survolées, pas toujours complètes.
Au final, Rainbow Portal est un bon CMS dans le cadre d’un site vitrine. La création de pages et la gestion du contenu sont d’une grande simplicité. Aussi, il reste suffisemment personnalisable et dynamique grâce au grand nombre de modules fournis dans la distribution de base.
Contribution
Le back office est simple d’accès. L’interface d’administration diffère bien entendu de l’interface de contribution au niveau des options disponibles. Un éditeur WYSIWYG est activé ou non par l’administrateur sur chaque module article. Aucune prévisualisation n’est possible. Si le multilinguisme semble disponible et qu’il est possible de limiter les accès selon les profils et groupes, l’import de contenus depuis l’interface de contribution, le typage ou encore le versioning sont totalement absents. Gérer la mise en page, hors édition du texte, n’est pas possible non plus. On peut dire que l’ensemble est assez léger au niveau des fonctionnalités.
Catégorisation / Rubriquage
Sur chaque page, on choisit quelle est la page mère : la hiérarchie est ainsi illimitée. Mais c’est la seule catégorisation possible. Ensuite, la page est composée de modules, dont on choisira le type (articles, sondage, méteo, etc.) et l’emplacement. La catégorisation d’un article dépendra donc de la page sur laquelle il est ajouté. Les menus du site et du back office reprennent la hierarchie ainsi créée. En bref, au niveau du rubriquage, les possibilités en sont pas très étendues.
Diffusion / Personnalisation
La mise en page est définie par l’emplacement des modules dans un tableau à trois colonnes. C’est à la fois simple d’accès mais plus limité qu’un langage de templating. Les URLs générées peuvent être significatives. Support de l’internationnalisation, du WAP/WML, flux RSS personnalisables (les paramètres sont passés dans l’url du flux), et module de newsletter disponible. La publication est entièrement dynamique. Il est possible de limiter l’accès aux ressources aux personnes enregistrées. Niveau personnalisation, il possible de choisir un thème différent pour chaque module affiché dans une page.
Automatisation des processus
Les contenus n’ont pas d’état (brouillon, archivé, etc.), mais il est possible de faire apparaître une actualité à telle date, puis de la rendre obsolète à une autre. Possibilité de gérer un workflow de validation en 2 étapes : l’utilisateur ajoute du contenu, l’administrateur le valide ou le rejète. Les automatismes dépendent du type de module, mais globalement il n’y en a pas (hormis les exemples cités). Les fonctionnalités d’automatisations sont minces.
Collaboration
Aucun outil de collaboration n’est intégré. Cela dit, il est possible d’utiliser le module de discussion (pour avoir un forum sous forme de threads), ou bien de planification de tâches, qu’on pourra ajouter sur une page dont l’accès sera restreint. Ici aussi, nous sommes assez restreints.
Recherche
Recherche plein texte possible par module ou bien sur tous les contenus du site (texte uniquement). Le framework de recherche, qui pourra être utilisé lors de la création d’un module, se base sur les rôles et permissions pour afficher uniquement le contenu auquel l’utilisateur est autorisé. Aucun tri, suggestions ou personnalisation des recherches n’est possible.
Administration
Interface claire, principes simples, modules nombreux et accessibles. La gestion des utilisateurs est sobre mais complète, de même pour les modules. Back office dans plusieurs langues. Cela dit, il est impossible de récupérer des erreurs (restauration d’un contenu, d’une rubrique, etc.) ou encore d’accéder à des fonctionnalités avancées (création de feuilles de style, etc.).
Business Intelligence
Rien de ce côté. Aucun tableau de bord, ni aucune statistiques ne sont disponibles pour aucun profil. L’interfaçage avec des outils externes n’est pas prévu.
Intégration au SI
Rainbow Portal ne fonctionne que dans un environnement Windows / MSSQL. Gestion de l’identification Windows (via Active Directory ou NT SAM) ou de manière classique (table dans SQL Server). Gestion des rôles soit via les groupes Windows NT/AD, soit de manière classique. Aucun connecteur applicatif, d’intégration avec un antivirus, etc. n’est proposée par défaut.
Exploitation
Aucun monitoring n’est effectué, aucun n’indicateur n’est disponible, les seuls logs étant les logs d’erreurs. L’ajout des modules se fait en plusieurs étapes : une procédure d’installation assez simple est à suivre. Pour les thèmes, un simple copier/coller suffit. Possibilité d’héberger plusieurs sites avec la même instance de Rainbow Portal (même base de donnée, même racine web). Ces informations se trouvent dans une documentation beaucoup trop légère.
Extensibilité
Licence OpenSource, développement collaboratif (il faut rejoindre l’équipe pour participer), les sources sont disponible sur sourceforge. La documentation, en anglais, est succinte. Rainbow Portal se base sur une architecture n-tier et profite de C# / ASP.NET pour son extension.
Soutenu par plusieurs entreprises, la version 2 (pour ASP.NET 2) est en cours de développement (statut alpha), mais aussi, une refonte appellée New Genesis se profile doucement, profitant des acquis et des erreurs de Rainbow Portal pour l’améliorer de manière significative. Une communauté se réunit sur des forums et listes de diffusions, et tiennent à jour un wiki. On peut dire que le projet dispose d’un bon suivi et n’a que très peu de chances de s’arrêter à moyen terme, du fait qu’il ne repose pas uniquement sur une entreprise / équipe.