2021, année de la pieuvre ?

 

Le mot du CEO de Clever Age pour la nouvelle année !

 

« Le début d’année est l’occasion d’espérer le meilleur. C’est aussi l’occasion de prendre un peu de recul par rapport à l’actualité… un peu pesante ces derniers temps, isn’t it ! Pour accompagner les vœux de Clever Age, j’ai donc choisi de tenter une comparaison hasardeuse entre les malheurs que nous vivons sur le plan sanitaire et une autre épidémie qui pèse sur les dispositifs digitaux. Évidemment, c’est à prendre avec légèreté, nous avons besoin de sourire !

Avant tout, notons que l’épidémie (la vraie) a fini de convaincre tous les acteurs économiques que la fusion du digital avec les canaux historiques est devenue indispensable pour l’ensemble des organisations. L’industrie a pris le plus grand « shoot digital »de son histoire et a fini de mettre ce sujet au cœur de l’ADN des entreprises. Comme tout système vital, il convient de sans cesse l’entretenir et le protéger. Il est notamment de plus en plus mis à l’épreuve par des variantes d’un virus qui se renforce à toute vitesse : les éditeurs pieuvres…

Ces éditeurs pieuvres sont nés de mutations au sein de l’écosystème des éditeurs classiques sur un marché… financier. Les éditeurs classiques, indispensables à la performance des systèmes d’information, apportent innovation, richesse fonctionnelle, pérennité technologique, retour sur investissement … Mais l’injection d’argent, de plus en plus massive dans ce milieu, déstabilise l’équilibre en place. Cette nouvelle donne crée une spirale de consolidation qui nourrit l’appétit de super-éditeurs qui consolident le marché très rapidement : les éditeurs pieuvres.

Ces acteurs, toujours plus puissants, sont maintenant plus gros que leurs cibles, les entreprises utilisatrices. Mais on sait que “sans maîtrise, la puissance n’est rien” et si l’on n’y prend pas garde, leur propagation incontrôlée dans les processus métiers et les profondeurs du système d’information est inévitable. Toutes les variantes de ce virus partagent 3 caractéristiques :

  • Il s’installe dans un bout de votre SI et tente de le coloniser progressivement sans que vous ne vous en rendiez compte.
  • Il tente d’empêcher les éditeurs endémiques de se développer et de les repousser.
  • Les variants se repoussent entre eux, empêchant progressivement toute cohabitation entre 2 pieuvres.

Certains systèmes d’information acceptent son introduction sans symptôme et souvent avec des effets positifs conséquents. Mais, lorsque son introduction n’est pas préparée et contrôlée, alors certains clients développent des formes de maladie grave : accaparement des ressources financières, difficulté à désincarcérer les données de référence de l’organisation, perte d’une vision ouverte au monde (l’odorat et le goût ne sont en revanche pas des symptômes…), …

Heureusement, il existe des stratégies de protection efficaces. Nous recommandons, en particulier, les gestes barrières suivants :

  • Gardez vos distances : dans le cas d’un projet, mettez toujours un intégrateur entre l’éditeur pieuvre et vous, pour garantir un accostage avec votre système d’information en évitant l’invasion. Envoyez toujours l’appel d’offres à l’intégrateur et jamais à l’éditeur qui ne vous orienterait que vers des pseudos intégrateurs totalement contaminés et plus maîtres de leur libre arbitre. Le cas de contamination la plus grave étant celui où l’éditeur vous propose lui-même de faire l’intégration de sa solution chez vous.
  • Portez un masque : utilisez un conseil indépendant pour faire le filtre entre le marketing éditeur et la réalité du terrain. Ce conseil vous garantira un choix consenti après avoir mesuré les risques, les opportunités et cadré le projet d’intégration pour en assurer le succès.
  • Lavez vous les mains régulièrement : une fois l’éditeur pieuvre implanté, toujours s’assurer qu’il délivre la valeur attendue et ne pas systématiquement faire confiance à ses tentatives de prise de territoire dans votre système d’information (souvent suite aux rachats de nouveaux tentacules qu’il a pu réaliser sur les marchés financiers… toujours pas fermés d’ailleurs… mais que font les autorités ?). Des compétences d’architectes transversaux sont une défense immunitaire naturelle pour maîtriser ce risque.

Enfin, et comme dans toute épidémie, la vaccination est la voie de la raison. Peut-être le sens caché du nom Clever Age lorsque nous l’avons choisi, il y a 20 ans ? »

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